L'Ivrogne
L'alcool fort brûle la gorge — impossible de ne pas se soûler.
Pourquoi tu marches en zigzag ? Pourquoi tu es toujours en ébullition émotionnelle ? Pourquoi tu vois double ? Parce que ce qui coule dans tes veines, ce n'est pas du sang — c'est du délicieux baijiu ! C'est du Wuliangye ! C'est du Guojiao 1573 ! C'est du Jiangxiaobai ! C'est du baijiu du Shaanxi ! Oh, magnifique alcool chinois, chaque goutte brûle, chaque goutte bout. As-tu déjà pris l'habitude de remplir ta gourde thermos de baijiu et de le descendre comme de l'eau plate ? Quel alcool grandiose ! Il te fait pérorer brillamment à table, puis embrasser la cuvette des toilettes pour confesser tes péchés à 2 h du matin. Il te fait croire que tu es un poète de boîte de nuit, la flamme immortelle au centre de l'univers — jusqu'à 10 h le lendemain matin, où ta tête se fend comme une noix, où des restes de bouffe pendent à ta commissure, où ton âme est recroquevillée dans un coin. Tu comprends enfin : ce type volubile qui tapait du poing sur la table hier soir est officiellement devenu un ivrogne.